Le Prix international du Gouverneur Général en études canadiennes

2002 - David R. Cameron

David R. Cameron


M. David R. Cameron, professeur de Science politique à l’Université de Toronto, chercheur et enseignant très respecté, s’est également fait connaître en faisant carrière dans la fonction publique tant au niveau fédéral que provincial. Tout au long de sa carrière, le professeur Cameron n’a cessé de s’intéresser activement à la politique et aux affaires gouvernementales canadiennes et, en particulier, aux questions touchant le fédéralisme, le nationalisme québécois, les relations entre francophones et anglophones, le renouveau constitutionnel et l’unité canadienne. Plus récemment, il a œuvré dans les secteurs des affaires internationales et des études comparatives. Toutes ses entreprises ont été marquées au sceau d’un intérêt profond et durable pour le bien-être du Canada et des peuples qui l’habitent, ainsi que pour la promotion d’une meilleure compréhension du Canada à l’étranger.

Diplômé de l’Université de la Colombie-Britannique, où il a obtenu son baccalauréat, et de la London School of Economics, où il a obtenu sa maîtrise et son doctorat, le professeur Cameron a commencé sa carrière universitaire à l’Université Trent, où il était directeur du département d’Études politiques et doyen des Arts et des Sciences. En 1977, il était nommé directeur de recherche de la Commission Pépin-Robarts sur l’unité canadienne et, en 1979, il passait au gouvernement fédéral à titre de conseiller au Bureau des relations fédérales- provinciales et de membre du Groupe de coordination travaillant sur le Référendum québécois. Par la suite, il est devenu secrétaire-adjoint du Cabinet pour la planification stratégique et constitutionnelle. Au cours des trois dernières années qu’il a passées à Ottawa, le professeur Cameron était sous-secrétaire d’État adjoint, aide à l’éducation. Pendant cette période, il a supervisé la création du programme d’appui aux Études canadiennes du gouvernement du Canada visant à favoriser l’enseignement et l’écriture au sujet du Canada.

En 1985, David Cameron se joignait à l’Université de Toronto, à titre de vice- président, Relations internationales, et de professeur de Science politique. Il y est demeuré jusqu’à sa nomination à titre de sous-ministre des Affaires intergouver- nementales pour le gouvernement de l’Ontario, survenue en 1987. En mai 1989, il était nommé représentant de l’Ontario auprès du gouvernement du Québec et conseiller spécial en matière de réforme constitutionnelle du premier ministre ontarien de l’époque, M. David Peterson, un rôle qu’il a joué jusqu’à son retour à la vie universitaire, en 1990. Depuis lors, il a continué de prodiguer des conseils au gouvernement de l’Ontario en matière de constitution, d’unité canadienne et d’affaires gouvernementales. En outre, il était l’un des principaux négociateurs de cette province lors des pourparlers constitutionnels de Charlottetown.

Au milieu des années soixante-dix, il a publié deux ouvrages : The Social Thought of Rousseau and Burke: A Comparative Study et Nationalism, Self-Determination and the Quebec Question. Plusieurs de ses autres écrits ont été publiés dans des revues canadiennes et étrangères, et il a présenté des exposés à des auditoires universitaires aux États-Unis, en Allemagne, en Israël, au Japon, en Corée et au Mexique. L’ouvrage Taking Stock: Canadian Studies in the Nineties, un vaste survol de l’état des études canadiennes que le professeur Cameron a entrepris pour le compte du gouvernement fédéral et qui a été publié par l’Association d’études canadiennes en février 1996, était et demeure un document important sur le sujet, tant au pays qu’à l’étranger. Il a également terminé un travail de recherche commandé par la Commission royale sur les peuples autochtones où il étudie l’état des relations entre les peuples autochtones et le gouvernement de l’Ontario.

De 1996 à 1998, il a été le responsable de publication et le coordonnateur de la série d’études de l’Institut C.D. Howe sur les perspectives du Canada à la lumière des résultats du référendum de 1995. À l’intérieur de cette série, le professeur Cameron, en collaboration avec Mme Janice Stein et M. Richard Simeon, a publié les ouvrages Citizen Engagement in Conflict Resolution: Are There Lessons for Canada in International Experience? (1997) et The Referendum Papers: Essays on Secession and National Unity (Presses de l’Université de Toronto, 1999). L’ouvrage Cycling Into Saigon: The 1995 Conservative Transition in Ontario, en collaboration avec M. Graham White, a été publié par les presses de l’Université de la Colombie-Britannique à l’automne 2000. En 2001, le professeur Cameron, en collaboration avec M. Fraser Valentine, a publié Disability and Federalism: Comparing Different Approaches to Full Participation, de même qu’un important rapport de recherche pour l’Enquête sur l’eau contaminée de Walkerton.

Le professeur Cameron a été Halbert Fellow à l’Université hébraïque de Jérusalem et il préside maintenant le Comité consultatif Halbert de cette université. Il a conseillé le gouvernement estonien en matière de réforme constitutionnelle, ainsi que des gouvernements nationaux et sous-nationaux en Russie et en Inde dans des dossiers relevant de la gestion de leurs fédérations respectives. En 2002, il a obtenu le Prix commémoratif Ludwick et Estelle Jus des droits de la personne, qui est décerné par l’Université de Toronto.

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